Avoriaz, la belle des bois Une utopie devenue réalité

Avoriaz, une prolongation naturelle de Morzine vers les Portes du Soleil

Avoriaz, station d’altitude, est appréciée pour être entièrement piétonne l’hiver.  A l’origine, Avoriaz – appelé alors « Avorea » – ne comptait que quelques chalets que les habitants de la vallée de Morzine occupaient aux beaux jours alors qu’ils gagnaient les alpages avec leurs troupeaux. En hiver, hommes et bêtes regagnaient la vallée et le hameau était désert. Après l’équipement des montagnes du Pléney, de Nyon et de Chamossière, Morzine cherche à se développer plus en altitude. C’est le site du plateau d’Avorea, bordé de falaises, qui est retenu. A partir de 1960, Avoriaz sort de terre ex nihilo ; un projet qualifié de véritable « épopée moderne » et porté par trois « mousquetaires », Jean Vuarnet, Jacques Labro et Gérard Brémont. Cette station au concept novateur, le « ski urbain », où les pistes se prolongent par des rues enneigées pour regagner habitations et commerces, émerge d’un chantier titanesque. Visionnaire et pionnière en termes de développement durable, elle se fait connaître par le biais du Festival du Film Fantastique lancé en 1973.

Morzine-Avoriaz, une alliance enrichissante

Les deux stations situées sur la commune de Morzine et reliées par leur domaine skiable se complètent à merveille. L’une nichée dans une vallée autour d’un village au charme authentique, peuplée de chalets savoyards ; l’autre à l’aplomb d’une falaise, calme station piétonne aux immeubles avant-gardistes. Et toutes deux ouvertes au tourisme, -Morzine plus hôtelière, Avoriaz plus locative-, proposant des solutions d’hébergement pour tous et tous les goûts. Stations de première et de troisième générations, elles ont fondé leur réputation sur l’excellence de leurs pistes et de leurs infrastructures.

Les trois mousquetaires d’Avoriaz

Trois « mousquetaires », visionnaires, sont à l’origine du projet fou d’Avoriaz : « une station ski aux pieds. » Jean Vuarnet, auréolé de sa médaille d’or en descente aux JO à Squaw Valley, initie le projet. Jacques Labro signe une architecture « mimétique », inspirée de son environnement et dans lequel Avoriaz se fond, ce qui lui vaudra le Grand Prix de Rome en 1961. Et le troisième, Gérard Brémont, pose ici la première pierre de son futur empire, Pierre & Vacances.

Le Festival du Film Fantastique

Créé en 1973, le Festival du Film Fantastique appuiera le développement de la station pendant 20 ans.